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Bercy tranche sur le paiement des cybers rançons

Dans un rapport publié ce mercredi, Bercy ouvre la porte à la prise en charge des rançons par les assurances des entreprises et autres structures victimes de cyberattaques dès lors qu'une plainte a été déposée.

C’est un texte qui est publié dans un contexte pour le moins propice. Quinze jours après la retentissante cyberattaque dont a été victime le Centre hospitalier Sud francilien de Corbeil-Essonnes, Bercy s’apprête à dévoiler ce mercredi un rapport portant sur le développement de l’assurance-cyber. Dans celui-ci, le ministère de l’Economie se montre favorable à l’indemnisation des cyber-rançons par les assureurs selon le quotidien Les Echos qui a pu le consulter en amont. La création d’un observatoire de la menace cyber est également sur la table.

Des rançons en moyenne de 6400 euros

Certaines rançons peuvent pourtant atteindre plusieurs millions d’euros bien que la moyenne des montants demandés se situe autour de 6400 euros en 2021 avec une hausse annuelle de 50% sur les cinq dernières années

Ce projet de loi, qui s’appuie sur les travaux de notre groupe de travail, constitue un point d’équilibre entre la volonté de ne pas financer l’écosystème des cyberattaquants et la volonté d’éviter la mort de PME et TPE touchées par une attaque » indique le ministère de l’Economie.

Les polices d’assurance cyber

L’accélération du gouvernement sur cette thématique se justifie par une hausse de la cybercriminalité depuis la pandémie et par un risque accru d’attaques hors des frontières françaises. Ce risque découlerait d’une absence de cadre juridique clair qui peut rendre vulnérable les entreprises françaises à l’étranger ou celles-ci sollicitant une aide extérieure.

Les risques cyber sont une priorité du gouvernement pour protéger notre société, notre modèle social et notre souveraineté. La crise sanitaire a été un révélateur des opportunités qu’apportent les moyens numériques pour notre économie, mais aussi des risques encourus par les entreprises, notamment les PME et TPE. Or, sur le plan de l’assurance cyber, l’Europe est en retard sur les Etats-Unis », indique Bercy.

 D’un côté, certaines entreprises jugent les garanties trop chères ou trop limitées pour souscrire à ces contrats tandis que certaines compagnies d’assurance comme AXA ou Generali ont tout simplement renoncé à les proposer pour ne pas être accusées d’entretenir un circuit criminel.

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