Habitation

Crédit immobilier : près d’une demande sur deux est refusée

L’accès à la propriété devient de plus en plus un accès réservé. Selon un sondage mené par Opinion System pour l’Association française des intermédiaires en bancassurance (Afib), la moitié des demandes de prêt (45%) ont essuyé un refus depuis le 1er janvier.

Le coupable serait le taux d’usure. Mais d’autres facteurs pénalisent également la délivrance de prêt cette année.

Le taux de refus atteint presque 50%

La proportion de prêts refusés est « alarmante » selon Jerôme Cusanno, directeur de l’Afib, interrogé par Franceinfo, qui a pu lire cette étude. Depuis le début de l’année, le taux de refus atteint désormais 50%. Le plus inquiétant, c’est que la moitié de ces demandes déboutées concernent les jeunes de 30 à 55 ans, alors qu’ils sont, statiquement, les plus aisés et en quête d’une résidence principale.

Invariablement selon l’association, c’est le taux d’usure qu’il faut pointer du doigt pour expliquer ce manque d’octroi. Ce taux est fixé chaque trimestre par la Banque de France. Il détermine le taux maximal auquel les banques sont autorisées à prêter. Une règlementation qui doit permettre d’empêcher le surendettement de ménages qui ne seraient pas en capacité de rembourser le crédit une fois en place.

Cependant, si le taux d’usure est mal calibré et fixé trop bas, il limite de façon excessive le nombre de prêts accordés.  Au 1er juillet, il a été fixé à 2,57% pour les prêts de 20 ans ou plus. Trop bas pour permettre l’accès à la propriété à un grand nombre de ménages, d’après l’Afib.

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Le taux d’usure : seul coupable ?

Si le taux d’usure est bien sûr à observer de prêt, il ne faut cependant pas omettre que d’autres facteurs pèsent également depuis le début de l’année. L’accès à la propriété est en effet aussi pénalisé par l’inflation, qui augmente le coût des logements neufs (dont la production est aussi en chute) et des crédits immobiliers.

Comment réduire son taux d’endettement ?

Enfin, il faut aussi avoir en tête les nouvelles règles du Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) qui sont devenues contraignantes pour les banques. Depuis le 1er janvier dernier, elles imposent entre autres une durée d’emprunt maximal de 25 ans et un taux d’endettement plafonné à 35%. Ce qui indique que, document à leurs revenus, l’ensemble des charges du ménage (loyer, prêt, assurance emprunteur) ne peut dépasser 35%.

Le Responsable de l’Afib donne une astuce pour diminuer le taux d’endettement, il faut sortir l’assurance emprunteur du calcul du poids du crédit.

Un sujet qui revient souvent sur la table quand l’accès à la propriété se durcit. L’idée pourrait être étudiée de près si la situation ne s’améliore pas.

En patientant, l’exécutif compte peut-être sur la récente Loi Lemoine, qui a justement été adoptée pour faciliter l’accès à la propriété. Elle permet aux futurs acquéreurs de changer plus facilement d’assureur pour leur emprunt.

Une façon de réaliser jouer la concurrence pour économiser et réduire donc le poids de son assurance emprunteur.


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